Energétique Traditionnelle Chinoise

samedi 21 mai 2011

Le Feng Shui, un art millénaire tournée vers le futur

"Depuis plusieurs millénaires la médecine chinoise classique considère qu’un environnement harmonieux, et particulièrement un habitat équilibré, influe pour une grande part sur la santé et la vitalité de l’individu ainsi que sur la destinée de la famille et ce faisant, sur l’évolution favorable de la société humaine. Traditionnellement l’individu représente, en effet, le microcosme de la société comme l’habitat se veut le microcosme de l’environnement.
Or, il est aussi difficile de soigner un individu dans une société malade que d’espérer trouver un habitat sain dans un environnement perturbé. Le rôle essentiel du médecin consistait donc à rétablir une circulation harmonieuse de l’énergie de son patient ceci par divers moyens comme les pratiques de santé (Daoyin Qigong, Taijiquan, méditation) l’acupuncture et les moxas, la pharmacopée, la nutrition… mais également à le conseiller pour que cette circulation d’énergie ne soit pas perturbée ou mise en cause par un environnement défavorable à sa santé et à son bien-être.
La géomancie chinoise, le Feng Shui, entrait donc de plein droit dans cette médecine globale et, pendant vingt siècles, fut étudié et pratiqué officiellement dans le cadre des études médicales. L’un des pères de la médecine chinoise, Sun Si Miao (581-682) expliquait ce fait dans les « Notes complémentaires aux recettes des dix mille pièces d’or » :
« Un bon médecin se doit non seulement d’examiner le patient mais également son environnement direct et indirect. Bon nombre de maladies, dont les plus difficiles à traiter, sont liées aux perturbations des énergies du terrain et de l’habitat. Oublier de considérer ces perturbations est une faute professionnelle ».


En 1929, le gouvernement pourtant considéré comme traditionnaliste du Guomingtang, promulgua des décrets visant à l’interdiction du Feng Shui jugé « rétrograde ». Cette pratique n’en demeura pas moins à être pratiquée en Chine dans le plus grand secret, particulièrement par les initiés taoïstes, et dans toute la diaspora chinoise. Que ce soit Hong Kong, Taipei, Singapour, Bangkok, San Francisco, Montréal, Londres, les communautés chinoises, et par extension asiatiques, ne construisaient aucun immeuble, n’inauguraient aucune société, n’ouvraient aucun restaurant, n’achetaient aucune maison ni aucun terrain sans avoir, au préalable, réalisé ou fait réaliser une étude géomantique sérieuse. Le nouvel aéroport d’Hong Kong qui subissait de nombreux problèmes fut réaménagé suivant les règles ancestrales du Feng Shui car il dérangeait le « dragon assoupi » de la péninsule de Kowloon… En chinois Kowloon ou Jiu Long signifie « Neuf Dragons » !
Depuis, le Feng Shui a retrouvé ses lettres de noblesses et son efficacité légendaire et plus d’un milliard de Chinois ne jurent plus que par lui et cela se sait. Les japonais ont suivi le mouvement, puis les pays anglo-saxons et la vague touche désormais la vieille Europe. N’en déplaise aux rationalistes obtus, Descartes, éternel curieux, aurait probablement apprécié cette curieuse science qui consiste à penser que l’homme n’est pas encore totalement isolé de l’univers, donc de la nature et de son influence, et qu’il peut, à sa mesure, participer à l’évolution favorable de ce qui lui est proche et cher tout en conservant une conception globale de la vie, de la santé, du bien-être et de la relation avec autrui.


Feng Shui… une définition plus subtile qu’il n’y paraît…

Il s’agit, bien évidemment, d’un terme chinois composé de deux caractères.
« Feng » qui signifie le vent, la brise, mais également le souffle et, par extension, l’ambiance, l’allure, les mœurs, la mode, les usages, les coutumes, la réputation.
Des commentaires classiques ajoutent : « le vent est le messager du Ciel et de la Terre qui influence l’homme dans son jugement et dans ses actions »… « Les vents soufflent dans les Huit directions principales et correspondent aux Huit Energies célestes (Bagua) du Yijing (Yi King).
« Shui » signifie eau, liquide mais également la qualité, la valeur. Les commentaires classiques ajoutent qu’il s’agit d’un des Cinq Eléments (ou mouvements, agents, dynamismes) de l’énergétique chinoise correspondant à l’origine profonde, aux sources, aux racines à ce qui est avant le commencement, à la face cachée des choses, au mouvement originel.
Le Père Larre de l’Institut Ricci explique, pour sa part, que Feng représente les courants atmosphériques et que Shui représente le ruissellement et les courants souterrains. Par extension, on pourrait actuellement dire, sans effectuer de contresens majeur, que le Feng Shui est l’étude, suivant des moyens millénaires, des énergies cosmiques et des forces telluriques. Le Feng Shui a donc, étymologiquement, pour but d’éviter de commettre des erreurs grossières risquant de mettre en cause le mouvement subtil de vie qui nous relie à la terre et au ciel.
Il est difficile de comprendre le principe d’action du Feng Shui si on détache celui-ci du mouvement de pensée qui l’anime encore plusieurs millénaires après que ses bases fondamentales aient été édictées. Le Feng Shui est, à l’instar de la calligraphie, de la médecine, des pratiques énergétiques comme le Daoyin Qi Gong, la diététique et la nutrition, la musique, la poésie donc l’une des multiples manifestations de la philosophie du Tao ; il s’agit, une fois encore, d’un « Art Classique du Tao ».
On peut désigner comme « Art Classique du Tao » la mise en application sur le terrain, souvent d’une manière très concrète, des principes fondamentaux de la pensée, ou philosophie, chinoise… Ce qui était vrai jadis – le ciel Grand Yang est en haut, la terre grand Yin est en bas, les nuages Petit Yang montent et la pluie Petit Yin descend, les saisons se succèdent comme les périodes de la journée et les âges de la vie, il existe une pièce ou un lieu pour manger, une pièce ou un lieu pour dormir – est encore vrai aujourd’hui et le sera demain. Dans ces principes fondamentaux ce qui est vrai en Chine, l’est également chez nous. Le feu brûle et monte et l’eau mouille et descend. Les réelles différences ne se manifestent, en réalité, que dans les points de détail et, dans ce cas, il suffit simplement de savoir s’adapter.
Le Feng Shui basé sur une longue expérience vécue continue à être utilisé en raison des résultats, empiriques mais bien réels, obtenus sur le terrain. Pourquoi ? Simplement parce que l’être humain continue à être influencé par le climat, donc par les orientations qu’il donne à son habitat, par les perturbations cosmiques – taches et éruptions solaires, périodes de lunaison agissant sur les marées ; par les perturbations telluriques – cavités et ruissellements souterrains, présence de filons métalliques dans le sous-sol, mouvements de l’écorce terrestre ; par les modifications apportées à son environnement direct et restreignant la lumière ou produisant du bruit… et qu’il réagit simplement comme ses ancêtres en produisant des rhumatismes lorsque son habitat est froid et humide ou de l’insomnie quand son lit est mal placé.
Qu’il soit Chinois ou occidental n’y change rien."

(Source : http://www.tao-yin.com/feng-shui/feng_shui.html 
excellent site de Georges Charles)

mardi 26 avril 2011

Relaxation profonde : "Tout oublier"

Les Chinois de l'antiquité avaient découvert que la détente de certaines zones du corps et de certains centres d'énergie permettait d'obtenir un état de relaxation extrêmement profond.
La familiarisation avec cet état de détente et son intégration dans la vie quotidienne permet d'accéder à la sérénité de l'esprit et à la relaxation physique. De cette façon, l'énergie vitale, appelée Qi ("tchi"), circulera plus harmonieusement dans le réseau des méridiens d'acupuncture. Et, grâce à une certaine persévérance dans l'exercice, les effets de cette relaxation se prolongeront dans le temps.
Les anciens taoïstes nommaient cette relaxation "Tso Wan", ce qui signifie: "s'asseoir et oublier". Des rapports scientifiques récents, tel celui du Dr Chen Ying Yi, ont confirmé la valeur de cette relaxation, qui ne comporte aucune contre-indication.
Nous vous conseillons d'effectuer l'exercice qui va suivre 3 fois par semaine pendant un ou deux mois, puis de continuer à le reprendre régulièrement une fois par semaine afin de stabiliser les résultats positifs. Le Yi Jing, ce vieux livre chinois de sagesse, précise qu'avec une grande ténacité et de petits talents, on peut réaliser de grands objectifs.

Peinture: Anne-Marie Zylberman

- Isolez-vous dans une pièce tranquille où vous serez certain de ne pas être dérangé. La température de la pièce doit être agréable: ni trop étouffante ni trop fraîche, et l'air devrait être pur.

- Allongez-vous sur un tapis, une moquette ou à défaut sur votre lit. Un petit oreiller peut être placé sous votre tête. Détendez-vous totalement. Etirez-vous lentement et cherchez la position idéale. Fermez doucement les yeux et prenez plusieurs respirations profondes en vous détendant complètement à chaque expiration.

- Respirez ensuite normalement, sans chercher à modifier votre souffle. Naturellement, le ventre se gonfle à chaque inspiration. Naturellement, le ventre se relâche à chaque expiration. Ayez conscience du mouvement du diaphragme qui s'abaisse vers le ventre à chaque inspiration et monte vers le thorax à l'expiration. Sentez ce mouvement, si léger soit-il, sans essayer de le modifier.

- Imaginez maintenant une petite sphère d'énergie et de lumière, se situant dans votre ventre au niveau du nombril, à l'intérieur de l'abdomen. Allez au-delà de l'imagination, donnez à cette sphère, origine de votre énergie, une réalité. Visualisez une chaleur douce et lumineuse, des couleurs de tons rouges se diffusant dans tout le corps à partir de ce point. Imaginez cela et essayez de le ressentir avec le maximum de conscience.
Restez quelques instants à apprécier cette force apaisante, qui émane de votre ventre.
Gardez bien les yeux fermés sans effort, nous allons approfondir encore cet état de relaxation.

- A chacune de vos expirations, vous détendrez un centre particulier d'énergie. A chacune de vos expirations s'envoleront les tensions, les angoisses.

- Portez doucement votre attention, votre conscience vers le sommet de la tête, sentez bien toute cette zone du cuir chevelu, vivante; et sentez bien à chaque expiration la détente de cette zone du sommet du crâne. Faites cela plusieurs fois.

- Portez maintenant doucement votre attention vers votre visage. Détendez tous les muscles du cou, plusieurs fois.

- Toute votre conscience va maintenant se placer au niveau du plexus solaire, au milieu de l'estomac. Sentez bien cette zone, et, à chaque expiration détendez la zone plusieurs fois.
L'attention se porte maintenant vers le ventre et le nombril. Sentez bien toute cette zone profondément et, à chaque expiration, détendez le ventre plusieurs fois.

- Descendez doucement vers les genoux. Prenez conscience de toute la zone autour des genoux. Les muscles et ligaments autour des genoux, les tendons. Détendez à chaque expiration toute la zone des genoux, plusieurs fois.

- Portez maintenant votre attention vers la plante des pieds. A chaque expiration détendez la plante des pieds et tous les petits muscles et ligaments des pieds, plusieurs fois.
Vous devriez maintenant vous trouver dans un état de détente profond et complet. Et vous pouvez détendre encore, plusieurs fois, jusqu'à l'oubli de votre propre souffle, l'oubli même de vos propres sensations, l'oubli de votre existence même. Seul demeure une simple luminosité : la conscience pure...

Cette détente profonde peut alors être prolongée autant que possible, sans toutefois sombrer dans la torpeur. Si le sommeil survient, sa présence atteste certainement d'une fatigue physique réelle et le mieux est alors d'y succomber. Les quelques minutes de ce sommeil seront certainement profitables à la récupération, mais vous laisseront l'impression de vous situer entre deux eaux. C'est pourquoi on conseille de se relever sans hâte et de boire de l'eau chaude ou une tisane pour faire circuler le Qi.

(Source:  Qigong, manuel pratique, Gérard EDDE, Ed. Recto Verseau)

jeudi 21 avril 2011

Méditation

Photo: John Tarahteeff - "Méditation"

Là où il y a le silence, il y a l'espace -
pas l'espace auquel nous pensons habituellement,
celui qui va d'un point à un autre.

Là où est le silence, il n'y a pas de point,
il n'y a que le silence.

Et ce silence a l'extraordinaire énergie de l'univers.

J. Krishnamurti

jeudi 10 mars 2011

Conte taoïste


 Il était une fois un vieux fermier. Il travaillait sa terre depuis de longues années, et était connu pour sa sagesse. Le lendemain d’une tempête, il s’aperçut que son cheval s’était enfui pendant la nuit. Ses voisins, en apprenant la nouvelle, vinrent le voir.

« Quelle malchance ! », lui dirent-ils avec chaleur et sympathie.

« Nous verrons », répondit le vieil homme.
Le lendemain, le cheval revint, ramenant avec lui cinq magnifiques chevaux sauvages.

« C’est vraiment merveilleux ! », s’exclamèrent ses voisins.

« Nous verrons », répondit le vieil homme.

Le lendemain, son fils essaya de chevaucher l’un des chevaux sauvages. Mais le cheval rua, et fit tomber brutalement le jeune homme qui se brisa la jambe.

« Quelle tristesse ! » dirent les voisins.

« Nous verrons », répondit le vieil homme.

Le lendemain, les militaires arrivèrent au village pour enrôler les hommes dans l’armée.
Voyant qu’il avait la jambe cassée, ils n’emmenèrent pas le fils du vieil homme.

« Quelle chance ! », le félicitèrent les voisins.

« Nous verrons », répondit le vieil homme…

dimanche 30 janvier 2011

Harmonie Création Equilibre

Photo trouvée sur l'internet

On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin.
(Goethe)