Energétique Traditionnelle Chinoise

lundi 6 décembre 2010

Préservez votre Jing en hiver

Photo Havar Espedal
L’hiver, c’est la saison de conservation et de stockage, c’est le moment où le corps se repose et se remplit d’énergie. Dans le Huang Di Nei Jing, il est dit : « Pendant les trois mois d’hiver, il fait froid, il y a de la glace, tous les insectes sont cachés, les plantes et les arbres semblent sans vie, c’est le moment où tous les phénomènes sont enfermés et cachés, et dans le corps humain, l’énergie Yang doit aussi rentrer dans la profondeur. Il ne faut rien faire pour déranger le Yang. Il faut dormir tôt, se lever tard avec le soleil, il faut aussi laisser la volonté et l’esprit en sommeil, pour qu’ils ne se manifestent pas à l’extérieur, ceci afin de préserver le Jing ». 

En hiver, le Shen (esprit et conscience) ne doit pas être trop actif et ne doit pas trop se manifester. Il doit être entre éveil et sommeil pour se conserver. Faites comme Tchouang Tzeu a dit : « Asseyez-vous et oubliez-vous vous-même ». 

En hiver, le vent et le froid sont forts. Il pleut souvent et il y a de la neige. Tous ces éléments très Yin blessent facilement le Yang. « Si on ne stocke pas le Jing, on verra apparaître des maladies fébriles au printemps » (Huang Di Nei Jing) Pour ne pas déranger le Yang, il faut se coucher tôt et se lever tard, surtout les jours où il fait trop froid, ne pas trop sortir, vivre simplement, et ne pas trop parler non plus.
Garder la chaleur dans la zone lombaire et les pieds. Ne pas rester le dos nu, et tous les soirs, prendre un bain de pieds, masser les pieds avant de dormir, tout cela pour assurer une bonne circulation de l’énergie et du sang et se défendre contre les maladies. Profiter au maximum du soleil ; à la saison froide, il y en a peu, mais dès qu’il y en a, il faut s’y exposer pour renforcer l’énergie Yang dans le corps. Il faut ouvrir souvent les fenêtres, changer les draps et couvertures. 

Pratiquer une diététique d’hiver. Manger plutôt des produits faciles à digérer, chauds, et qui tonifient le Rein : marrons, patates douces, dattes chinoises, noix, sésame, haricots de soja et les viandes de nature chaude et tiède – mouton, bœuf. Pratiquer un qi gong qui conserve le Jing du rein, par exemple, tous les jours prendre cinq minutes pour faire la position de l’arbre, concentrer l’énergie au Dan Tien (bas-ventre) et prononcer «tchouuuuuui» (Cui, en écriture Pin Yin) lentement pour sentir une vibration au rein et au bas du ventre. Visualiser que vous êtes en train de réchauffer votre Rein et bas-ventre, et qu’il y a une petite lampe dans votre Dan Tien. Cet exercice fait partie du Qi Gong des «six songs» (à chaque organe correspond un son). «Cui» est le son pour le Rein. 

Recette pour tonifier le Yang et le Qi du rein, et donner l’énergie en hiver. 

Soupe de mouton 
Le mouton est de nature chaude et de saveur douce. Son tropisme concerne le rein. Il peut tonifier le Yang du rein, le Jing et le sang.
Pour les personnes qui sont en vide, avec essoufflement, fatigue, transpiration à l’effort, asthme chronique, douleur lombaires, incontinence, il est conseillé de prendre régulièrement de la soupe de mouton. 

Préparation
Prendre un gigot de mouton d’environ 500 g et une grosse rondelle de gingembre, 10 g de Dang Gui (Angélique chinoise, que vous pouvez trouver dans les magasins chinois), 10 g de dattes chinoise (Da Zao), 8 à 10 navets (500 g)
Faire d’abord bouillir le mouton, le gingembre, l’angélique et les dattes, à feu doux pendant deux heures. Quand le mouton est cuit, rajouter les navets ; quand les navets sont cuits, le plat est prêt.
Le navet (de nature fraîche et de saveur piquant-doux) est très bon pour favoriser la digestion et éliminer les toxines ; associé au mouton, il diminue la nature chaude de celui-ci et le rend plus facile à digérer.
Bon appétit.
(Source : La Lettre de Shao Yang - Institut Shao Yang)

jeudi 11 novembre 2010

Mon premier livre de médecine chinoise

Quand j’étais étudiante des Langues O, j’adorais bouquiner à la bibliothèque de l’Institut. Les civilisations orientales étaient rangées de A à Z dans les rayons en bois et on y trouvait en fouillant des choses fort intéressantes. Un jour, en prenant un livre sur la médecine chinoise et en ouvrant une page au hasard, j'ai lu une phrase, belle et étrange:
"L’équilibre relatif entre les énergies vitales et les forces cosmiques de l’environnement sont les premiers régulateurs de la santé et de vitalité"... Mystère... 
"Chez une personne excessivement joyeuse l’esprit se disperse et perd sa concentration et sa cohésion. Le cœur étant le siège d’esprit, une joie excessive et prolongée avec des accès d’hilarité incontrôlable blesse le cœur" (ah ah et moi qui rit tout le temps…) 
"La surconcentration mentale cause du tort à la rate. Par concentration il faut entendre les idées fixes, obsessionnelles dans lesquelles le sujet s’absorbe du matin au soir. Ce type de rumination d’idée gêne aux fonctions de l’estomac et de la rate, dérange la digestion et cause des douleurs abdominales." (tiens tiens…)
Je m'installais confortablement et continuais ma lecture. 
Le Qi. "Invisible, sans goût, inodore et sans forme, le qi n’en imprègne pas moins le cosmos dans sa totalité. Il y a de nombreuses catégories différentes de qi: le qi yin, le qi yang, le qi sec, le qi humide, pour ne citer que quelques-uns. Il y a le qi malsain et provoquant des maladies, et le qi pur de la brume des montagnes qui donne santé et longévité. Un état optimum de santé sera obtenu en veillant à un équilibre harmonieux entre les courants d’énergies vitales. Par exemple, l’excès d’épices dans l’alimentation, et de piment en particulier, conduit à une accumulation de huo qi (énergie-feu) dans l’organisme et à l’apparition des symptômes qui s’y rattachent, tels que lèvres sèches, poitrine affaissée et constipation…" 
Je regardais ma montre et constatais 20 min de retard à mon cours de lexicologie. Il fallait y aller, c'était le dernier de l'année. Je quittais la bibliothèque avec regret, mon livre sous le bras. En m’excusant de mon retard devant le prof, j’ai dit très sincèrement que je m’étais oubliée dans la lecture d’un livre passionnant. Ne doutant nullement de ma sincérité le prof m'a demandé le titre du livre. C’était La Médecine chinoise par les herbes de Daniel P. REID. L’art médical chinois tel qu’il est de nos jours. Les possibilités qui existent pour associer les méthodes modernes de diagnostic occidentales avec des traitements conformes à la médecine chinoise traditionnelle, en vue de réaliser une médecine "globale", à vocation préventive et curative. A découvrir.

Le Qi Gong du Dr Chen

samedi 23 octobre 2010

Le Tao de Pooh

Quelle sympathique idée d’écrire un livre qui explique les principes du taoïsme à travers Winnie-the-Pooh, cet adorable petit ours qui vagabonde ici et là en posant des questions idiotes et traverse toutes sortes d’aventures, sans jamais accroître son quotient de connaissance intellectuelle ni perdre ce bonheur naïf qui est le sien.
C’est donc en compagnie de Winnie l’Ourson, avec ses amis de toujours, Bourriquet qui se tourmente, Porcinet qui hésite, Coco Lapin qui calcule et Maître Hibou qui pontifie, que le lecteur trouve son chemin à travers les principes du taoïsme. 
Si nous étions malins, nous choisirions la Voie de Pooh. Car les sages sont des Enfants-Qui-Savent. Qui savent quoi ? Lisez ce livre et vous le saurez.

"Pooh, qu’est-ce que tu aimes faire le plus au monde ?"
"Eh bien", commença Pooh, "ce que j’aime faire le plus au monde…", puis il dut s’arrêter pour réfléchir. Parce que, même si manger du miel était une chose qu’il aimait énormément faire, il y avait un moment juste avant de commencer à manger qui était encore meilleur que quand on mangeait, seulement il ne savait pas comment appeler cela.
Le miel n’a plus aussi bon goût une fois qu’on a commencé à la manger. Comment pourrait-on appeler cet instant se trouvant juste avant de commencer à manger du miel ? Certains diront que c’est de l’anticipation, mais c’est sans aucun doute plus que cela : nous pourrions l’appeler conscience. C’est ce qui est là lorsque nous sommes heureux et nous en rendons compte, même si ça ne dure qu’un instant. Mais en jouissant du processus, il est possible d’étendre cette conscience de manière à ce qu’elle dure plus qu’un instant et recouvre l’ensemble. Ainsi, il est possible d’en profiter très longtemps. Exactement comme Pooh.
Aussi, lorsqu’il eut réfléchi à tout cela, il dit : 

- Ce que j’aime le plus au monde, c’est venir avec Porcinet te rendre visite, et toi, t’entendre dire, "Que penseriez-vous de prendre un petit quelque chose ?", et moi te répondre, "Bien, je ne dirais pas non, qu’en penses-tu Porcinet ? et ceci, tandis que dehors ce serait une journée bourdonnante et que les oiseaux chanteraient.

Comme l’a écrit le poète Lou Yu :
Les nuages dans le ciel se regroupent et se séparent
La brise dans la cour s’en vient et repart
La vie est semblable, pourquoi ne pas se détendre ?
Qui peut nous empêcher de la célébrer ?"
(Benjamin HOFF, Le Tao de Pooh, Ed. Picquier Poche)

vendredi 15 octobre 2010

Comment préserver la santé en automne ?

Photo prise sur l'Internet

 "Pour la médecine chinoise, à chaque saison, il y a des priorités différentes pour nourrir la santé. En automne, toute l’énergie de la nature se resserre et descend. Dans le corps, notre énergie se resserre et rentre à l’intérieur. L’automne est aussi la saison du Poumon, du métal ; l’atmosphère devient beaucoup plus fraîche, sèche, avec du vent ; à ce moment-là pour la prévention de la santé, pour éviter les maladies, vous devriez :

Eviter le vent : « Il faut éviter le vent comme on évite des flèches » ; « si l’énergie rencontre le vent, elle se disperse ». Pour la MTC, le vent est toujours l’ennemi de l’énergie. Il disperse le Qi, ouvre les pores de la peau, abaisse nos défenses, et l’énergie perverse pénètre plus facilement. Eviter le vent veut dire ne pas s’exposer longtemps au vent ; bien se couvrir le cou, le dos, ne pas courir quand il y a trop de vent.

Eviter la sécheresse. En automne, il fait sec, la sécheresse blesse les liquides organiques, souvent on a les lèvres sèches, la peau sèche et la voix enrouée. Eviter tout ce qui est chaud (cigarette, alcool, piment) ; boire plus (de l’eau, du thé léger, du lait de soja) ; manger des fruits, surtout les poires et les oranges, les raisins et les pommes ; en légumes, les navets sont très bons pour la santé ; un adage chinois dit : « Le navet en octobre est le petit ginseng ». En céréales, prendre de l’avoine. Consommer régulièrement du champignon blanc chinois et du bulbe de lys qui sont des bons produits pour humidifier la sécheresse. Les repas ne doivent pas être trop secs ; une soupe le soir est fortement conseillée.

Photo Anatoly Jeline

Eviter les baisses de moral. Comme en automne l’énergie descend, la mélancolie et la tristesse augmentent. Il faut être conscient que c’est dans la nature des choses. Le but de l’automne, c’est conserver l’énergie et le Jing. Lao Tzeu a dit : « Pas d’envie, pas trop d’intelligence et pas trop d’attachement ». Protéger le Poumon ; faire régulièrement des exercices ; organiser la vie positivement, ne pas laisser les émotions prendre trop de place.

Ne vous couchez pas trop tard. En automne, il fait nuit tôt. Quand il fait nuit, l’énergie se resserre ; il ne faut pas trop se dépenser en activités multiples ; couchez-vous avant 11 heures. 


Coeur d'Automne

Ecoutez de la bonne musique, c’est-à-dire celle qui calme mais qui ne favorise pas la tristesse. Ou bien encore chanter souvent (ne pas chanter fort pour ne pas disperser le Qi) ; chanter avec le ventre, pas avec la bouche."
(Source : La lettre de Shao Yang n°4 –Institut Shao Yang)

samedi 2 octobre 2010

Deva Premal & Miten en concert à Paris le 21 octobre

Deva Premal, Miten et Manose
http://www.souffledor.fr/actualite/article_deva-premal-miten-et-manose-en-concert-a-paris-le-21-octobre_3_1435.html

Ils chantent des mantras. D’origine sanscrite, ces textes courts sont à la fois prière, méditation et acte de création. On dit que lorsque le mantra est chanté, ses vibrations sonores ouvrent le coeur de l’homme à la joie et harmonie.

Mon coup de coeur - le GAYATRI MANTRA (lien ci-dessous), l’un des plus vieux mantras tiré du Rig Veda (le savoir/"veda" mis sous forme de chants /"rig") Le terme sanskrit "GAYATRI" signifie "ce qui est chanté et ce qui délivre". C’est la plus ancienne cérémonie de purification de tous les temps. Il est dit que le GAYATRI MANTRA purifie l’auditeur comme le chanteur. Le texte sanskrit du mantra est le suivant :

OM BHUR BHUVAH SVAHA
Au cœur de l’expérience de la Vie, C’est « Cela » 
TAT SAVITUR VARENYAM
La nature essentielle irradiant l’existence, Qui est l’adorable UN
BHARGO DEVASYA DHIMAHI
Puissent tous les êtres percevoir, par un esprit subtil et méditatif
DHIYO YONAH PRACHODAYAT
La splendeur de la conscience illuminée
(Source : site exploration méditation)

Le GAYATRI MANTRA est l'une des plus vieilles prières connues de l'humanité.

jeudi 23 septembre 2010

Le mystère de la beauté

Sadhu. Photo Flickr_@catherine@

"La beauté est bien plus que ce qui est agréable à l’œil humain. C’est une expérience du cœur, de l’esprit et de l’âme. La beauté est toujours présente dans toutes choses. On peut la découvrir même dans les endroits où nous croyons qu’elle ne pourrait jamais exister… Nous créons chacun notre propre standard, à partir duquel nous mesurons la beauté dans notre vie. La question est celle-ci : quels sont vos critères de beauté ?

La beauté vit là où nous lui permettons de le faire !
Au début, c’était à peine évident. Je me tenais avec notre groupe dans une grande place ouverte du quartier historique de Katmandou, et je m’étais habitué aux secousses et aux coups de coude, qui sont le lot du temps passé dans les espaces exigus des voyages en groupe. Pour permettre à notre corps de s’habituer aux hauts plateaux du Tibet, nous avions prévu une halte de 48 heures au Népal. En plus de nous préparer pour le Plateau tibétain, cette halte nous donnait le temps de nous plonger dans les traditions qui entourent les plus anciens temples hindous. J’aurais facilement pu ignorer la petite saccade que j’ai sentie dans le pli du tissu de coton de mes pantalons de randonnée. Mais la saccade était tellement mesurée que je n’ai pu l’ignorer.
D’instinct, j’ai baissé les yeux vers la source de la distraction. Je n’étais pas préparé à ce que j’ai vu. J’ai croisé le regard intense d’un homme à la barbe dégarnie, dont le visage s’élevait à peine à la hauteur de mes genoux. Il paraissait à la fois vieux et sans âge, alors que le vent chaud ondulait à travers les longues mèches de cheveux enchevêtrés qui se mêlaient aux brins argentés da sa barbe. La cendre blanche qui recouvre traditionnellement le corps d’un saint homme hindou collait par plaques à la moiteur de sa peau. Dessous, il y avait un corps noirci, cicatrisé et déformé, devenu encore plus foncé à cause des années d’exposition au soleil ardent des hautes altitudes. Il m’a fallu un moment pour trouver un sens à ce que voyaient mes yeux. Alors que, du regard, je cherchais ses jambes, sous sa taille, à l’endroit où elles auraient dû se trouver, tout ce que j’ai vu, c’était le pli mou d’un pagne cascadant vers le sol plus bas. Au lieu de ses jambes, il y avait une petite planche avec des roulettes accrochées en dessous. Tachée par des années d’utilisation, la planche à roulettes semblait être son seul moyen de locomotion. Stupéfait, j’ai reculé. Sans cesser de me regarder, l’homme a lentement posé ses deux paumes sur le sol, a maintenu son équilibre sur la planche et s’est habilement poussé dans ma direction. J’ai levé les yeux pour voir si quelqu’un avait remarqué ce que je voyais. Ceux qui m’entouraient paraissaient absolument inconscients de ce qui se passait sur le sol, à leurs pieds !
Durant notre voyage, l’immense pauvreté de l’endroit était devenue un spectacle habituel et j’ai immédiatement supposé que l’homme était un « mendiant » qui me demandait l’aumône. Comme je cherchais quelque chose dans ma poche pour le lui offrir, l’homme s’est retourné et a pointé le profil du toit d’un ancien temple au-dessus du square. Suivant son geste, je me suis retrouvé à fixer la merveilleuse façade de bois d’un ancien temple hindou. Il était en partie caché derrière d’autres édifices et complètement recouvert par les figurines très élaborées de milliers de dieux et de déesses de la tradition indoue. Si l’homme cendré ne l’avait pas pointé, je l’aurais complètement manqué. Comme je l’ai appris plus tard, ce temple possédait une clef importante pour mieux comprendre la foi hindoue.
Quand je lui ai tendu les billets, il a agité ses mains avec désinvolture comme s’il chassait une mouche, gesticulant vers moi pour que je remette mon argent dans ma poche – il n’était pas intéressé à mon argent ! Je me suis retourné brièvement, le temps d’attraper notre traducteur qui dirigeait le groupe dans une autre direction. Quand j’ai regardé de nouveau, l’homme à la planche à roulettes avait disparu. Cherchant dans la foule, devant moi, je l’ai aperçu rapidement alors qu’il se frayait un chemin sur le pavé chaud et cailloutis, à travers la masse de touristes. Je ne l’ai jamais revu.
Je raconte cette histoire pour illustrer un point précis. Parce que l’homme semblait si différent de moi, je l’avais jugé sur ce qu’il était. De son corps noueux et hâlé, c’est la beauté de son esprit qui m’a frappé, ce jour-là. Plutôt que de vouloir que je lui offre une aumône, il voulait tout simplement partager quelque chose avec moi. Il m’avait montré une partie de son monde que je n’aurais jamais remarquée autrement, et ce faisant, il m’a donné une leçon sur mon propre jugement. Il a aussi prouvé que la beauté ne pouvait nous apparaître que si nous le lui permettions."
(Gregg Braden, Secrets de l'Art Perdu de la Prière)

dimanche 12 septembre 2010

Le Sourire Intérieur

Jayavarman VII

"Dans la Chine ancienne, les maîtres taoïstes reconnaissaient le pouvoir de l'énergie du sourire. Ils pratiquaient le Sourire Intérieur pour eux-mêmes, ce qui faisait circuler l'énergie vitale Qi ("tchi"), produisant un Qi bienfaisant qui leur apportait santé, bonheur et longévité.

Se sourire à soi-même équivaut à baigner dans l'amour, et l'amour a le pouvoir de réparer et de rajeunir. Selon les sages taoïstes, quand vous souriez, vos organes émettent une sécrétion comparable à du miel qui nourrit tout le corps. Lorsque vous êtes en colère, effrayé ou stressé, ils produisent une sécrétion empoisonnée qui bloque les canaux d'énergie, stagne dans les organes et cause perte d'appétit, indigestion, montée de la tension artérielle, insomnie et émotions négatives.

Pour beaucoup de gens les émotions négatives ne sont pas des maladies. Dans le taoïsme, on les considère comme le début du déséquilibre de l'énergie. Nombre de gens passe leur vie dans la colère, la tristesse, la dépression, la peur, l'inquiétude ou d'autres formes d'énergie négative. Ces types d'énergie provoquent inévitablement des maladies chroniques et dissipent notre force de vie essentielle. Un problème peut exister pendant de nombreuses années avant de se manifester sous forme de maladie. Il peut se traduire par un blocage ou une diminution du niveau d'énergie. Si nous prenons conscience du déséquilibre au moment où il se produit, nous bénéficions d'une longue période de grâce pour le corriger.
Conserver, accroître et transformer le Qi devrait être la méthode de prévention de base. Lorsque nous savons conserver, transformer et accroître le Qi, nous en avons davantage à notre disposition pour défaire les blocages, stimuler les pouvoirs de défense du corps et prévenir la maladie. Nous pouvons vivre heureux et en bonne santé comme nous le souhaitons et garder cette santé au fil des ans."
(Source: Mantak Chia, Transformer votre stress en vitalité, Ed. Jouvence, 2006)

mercredi 8 septembre 2010

La ronde des mains

Photo Olivier Föllmi
 Elles sont maigres, longues, grises,
Phalange large, ongle carré.
Tels en ont aux vitraux d'églises
Les saints sous le rinceau doré...
(Paul Verlaine)